Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Dolmen du Riholo à Herbignac en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmen du Riholo à Herbignac

    D2
    44410 Herbignac
Propriété privée
Dolmen du Riholo à Herbignac
Dolmen du Riholo à Herbignac
Dolmen du Riholo à Herbignac
Dolmen du Riholo à Herbignac
Crédit photo : Poulpy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
3600 av. J.-C.
3500 av. J.-C.
0
1900
2000
Début du IVe millénaire av. J.-C. (vers 4000-3500 av. J.-C.)
Construction estimée
28 mai 1980
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen à transept du Riholo (cad. ZI 115) : inscription par arrêté du 28 mai 1980

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Sources archéologiques anonymes

Origine et histoire

Le dolmen du Riholo est un monument mégalithique situé à Herbignac, dans les Pays de la Loire. Il se dresse sur un promontoire dominant des zones humides à la limite nord de la Brière. Ce dolmen appartient à une catégorie architecturale rare, dite à transept ou tombes transeptées, caractéristique des deux rives de l’estuaire de la Loire. Ces constructions se distinguent par une allée centrale menant à une chambre principale, autour de laquelle s’articulent des chambres secondaires symétriques. À l’origine, le dolmen était recouvert d’un cairn ou d’un tumulus, aujourd’hui disparu.

Malgré les dégradations subies au fil des siècles, le dolmen du Riholo conserve des éléments remarquables : une chambre terminale de forme quasi carrée (2,25 m × 2 m) et un transept latéral nord exceptionnellement bien préservé (3 m × 2 m). Deux piliers transversaux, placés à la croisée du transept, réduisent l’accès à la chambre principale, tandis que des dalles jumeaux marquent l’entrée de la cellule latérale. Ce type d’architecture, daté du Néolithique moyen armoricain (début du IVe millénaire av. J.-C.), est partagé par deux autres mégalithes voisins : le double dolmen de Crévy à Saint-Lyphard et le dolmen des Rochettes à Crossac.

Le site a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1980, dans un état déjà dégradé. Les fouilles archéologiques menées sur des sites comparables, comme le cairn des Mousseaux à Pornic ou le dolmen de Château-Bû à Saint-Just, ont permis d’attribuer ces tombes transeptées à une période comprise entre 4000 et 3500 av. J.-C. Ces sépultures collectives témoignent des pratiques funéraires et des savoir-faire architecturaux des communautés néolithiques installées autour de l’estuaire de la Loire, une zone marquée par des échanges culturels intenses entre les deux rives.

Liens externes